La Plongée

La plongée sous-marine en deux mots

paestumPendant l’Antiquité, aux alentours de 450 avant J.-C., des plongeurs grecs étaient engagés pour attaquer les bateaux à Syracuse. La plongée sous-marine est un sport à caractère plutôt contemplatif, puisqu’il permet à ceux et à celles qui le pratique d’observer, de découvrir et d’amirer la faune, la flore et en général la vie sous-marine avec ses charmes, ses mystères, ses beautés et parfois ses dangers.

De nos jours, de part l’accessibilité aux voyages exotiques et leurs coûts constamment pingouindécroissants, la plongée sous-marine tend à devenir de plus en plus répandue de part le monde et ceci quel que soit la couche sociale. On retrouve en effet, parmi les plongeurs et plongeuses, des gens de toutes origines, de toutes les cultures et de toutes corporations.

Les plongeurs ayant atteint un certain niveau, suite à leur formation, dépassent rarement les 40 mètres de profondeur alors que les endroits les plus profonds des océans tournent à des profondeurs allant jusqu’à 11.000 mètres … oui! oui vous avez bien lu… c’est ce que l’on appelle des profondeurs abyssales.

La traduction anglaise de « plongée sous-marine » est scubadiving. En abrégé, le terme cousteau« scuba » signifie « self-contained underwater breathing apparatus » qui signifie « scaphandre autonome ». Cet ensemble est l’élément indispensable de l’équipement de plongée sous-marine. Il est constitué, de nos jours, d’un vêtement étanche pourvu d’une bouteille d’air comprimé, munie d’un détendeur.

L’acronyme « scuba » fut utilisé pour la première fois en 1943 pour désigner l’équipement inventé par, le précurseur de la plongée sous-marine du 20ème siècle, Jacques-Yves COUSTEAU, permettant à un plongeur d’être autonome.

Les limites en profondeur pour un plongeur dépendent de l’instruction qu’il a reçu et donc de son niveau d’aptitude, une limite raisonable étant de +/- 40 mètres. Les profondeurs supérieures sont néfastes pour le corps humain et ceci en raison de la pression croissante exercée sur celui-ci.

Plus un plongeur descend, plus le risque d’accident de décompression augmente. La maladie des caissons est provoquée par la décompression. L’azote absorbé en trop grande quantité pendant la plongée, dans le mélange utilisé dans les bouteilles ( 80% d’azote et 20% d’oxygène) doit être éliminé pendant la remontée, c’est la raison pour laquelle il est capital de respecter les paliers de décompression éventuels avant de rejoindre la surface, ceux-ci s’effectuent suivant le cas, aux profondeurs de 3, 6 et 9 mètres et la durée de ceux-ci est fonction de la profondeur atteinte et du temps passé à celle-ci. Afin de faciliter le calcul des paliers, des tables de plongée ainsi que des ordinateurs existent pour simplifier la gestion des paliers en questions et le respect de ceux-ci.

Si une remontée s’effectue trop rapidement (au dessus de 10 mètres/minutes), l’azote est libéré dans le sang sous la forme de petites bulles qui, lorsqu’elles atteignent le coeur ou le cerveau risquent de provoquer des lésions pouvant avoir des conséquences fatales. Dès lors une plongée effectuée en connaissance de cause et dans les règles de l’art évitera ce genre d’incidents.

VoyagesLes plongées dans des lieux exotiques tels que la mer rouge en Egypte, les Seychelles, les Maldives sont le rêve de chaque plongeur. En tant que plongeur belge, il n’est pas nécessaire d’aller si loin pour plonger. En effet, plonger dans certaines de nos carrières désafectées est possibles à quelques kilomètres de Bruxelles, ou chez nos voisins des Pays-Bas, en Zélande, qui vous permettra de découvrir la magnifique faune ainsi que la flore de l’Escaut oriental et de Grevelingen.

La plongée sous-marine de nos jours est largement facilitée avec les équipements modernes, il est déjà possible d’en pratiquer après quelques heures de leçons et d’apprentissage des notions élémentaires de plongée. Une instruction sérieuse et la connaissance des risques réels impliqués sont cependant indispensables.